Le courtier de marchandises

Le courtier de marchandises

Dans nos filières, le courtier par son objectivité, son indépendance, sa moralité, en un mot sa crédibilité, est le maillon incontournable et indispensable à la transparence des prix et des transactions. Cela n’est plus à démontrer, mais simplement à rappeler.

En effet, comment établir le « juste prix » entre un acheteur et un vendeur sans un filtre, dont l’objectif est de concilier les positions forcément minimalistes de l’un, et maximaliste de l’autre ?

Le « juste prix » se doit de refléter l’équilibre entre l’offre et la demande. La confrontation entre un acheteur et un vendeur ne devant être en aucun cas une guerre: la guerre des prix. L’établissement du « juste prix » exige la participation d’un observateur objectif, un arbitre qui doit à la fois concilier les intérêts du producteur de matières premières, qui demande une juste rémunération de son labeur et de ses investissements, et celui du consommateur qui veut croire au « miracle » de bonne qualité, comme de la sécurité et ce naturellement à bas prix, oubliant que qualité et sécurité ont forcément un prix. Pas facile donc à concilier des intérêts aussi contradictoires. C’est pourquoi, on ne s’improvise pas courtier. Un métier qui synthétise une masse d’informations mouvantes puisées aux meilleures sources avec un zest de « feeling  (= sentiment) ».

Enfin, pour aboutir « in fine (=enfin) » à ce juste prix, qui donne satisfaction à toutes les parties concernées, il faut un homme ou une femme dont la rétribution n’est précisément pas basée sur le prix, mais sur la qualité de sa prestation.