Chronique de Marché de Potato Planet

Christelle Denis
SARL D.Vegetables

Après une sécheresse et une chaleur sans commune
mesure qui ont perturbé les arrachages
en septembre, nous attendions la pluie salvatrice
pour pouvoir arracher dans les régions non irriguées ;
mais les grandes quantités de pluie qui ont déferlé
n’ont pas facilité les arrachages des régions
du nord de la France.
La production annoncée semble être à l’équilibre :
les ventes en non lavé vers l’export ont bien avancé
en septembre ; les frigos ne débordent pas et les prix
en culture se maintiennent et ne semblent pas reculer.
Nous pouvons penser que cette situation de marché
va rester confortable mais si l’on regarde les ventes
de plus près la situation continuera-t-elle ainsi ?
Les ventes en non lavé hors contrat ont commencé
en effet sur les chapeaux de roue en août-septembre
pour se stabiliser depuis le mois d’octobre ;
si les ventes continuent sur ce rythme, les pommes de
terre ne viendront pas à manquer et il est envisageable
que les prix en 2ème partie de saison puissent reculer.
Si on s’attarde sur la consommation des ménages
en pommes de terre fraîches, chaque année
nous perdons des consommateurs au profit de
produits prêts à manger ou plus rapides à préparer ;
les prix élevés en magasins à la saison dernière n’ont
pas aidé à retrouver de nouveaux consommateurs !
Comme à l’accoutumée, rien n’est joué en cette
fin d’année calendaire ! Ne nous endormons pas
et continuons à être à l’écoute de nos marchés
pour répondre à leurs demandes.

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Tour de plaine-Mai.Juin 2019

Michèle Adoardi pour La Pomme de Terre française

Sur le marché de la consommation, le manque de marchandise continue de tirer les prix à la hausse. Aujourd’hui, le prix de 5kg lavées atteint au minimum 620€/T. il est de 600 à 630€/T pour des lavables en 50+mm conditionnés en big-bag. Pour rappel, l’an passé, les prix de marchés étaient de l’ordre de 130 -170€/T en big bag. C’est donc 3 fois plus cher !Et malgré cela, les acheteurs sont au rendez-vous. Devant le manque avéré de marchandises, nos clients n’essaient même pas de négocier. La hausse s’est accélérée depuis le début du mois d’Avril du fait de la raréfaction de la qualité et du choix des produits. La SARL Desruelles-Courtage, courtiers en pommes de terre, négocie essentiellement à destination de l’Italie près de 10 000t/an. La demande est, cette année, encore très importante vers cette destination pour Agata mais les stocks sont désormais épuisés. Des variétés comme Challenger, Orchestra ou Colomba ont pris le relais. La qualité française continue de Séduire.

 


Courtier en pomme de terre- Un chef d’orchestre

La Pomme de Terre Française, Juin 2019.

Rigueur, objectivité, confidentialité, réactivité, telles sont quelques-unes des qualités requises pour exercer le métier de courtier en pommes de terre. Silvana Paolozzi et Christelle Denis nous racontent leur fonction.

“Un courtier en pommes de terre, c’est comme un en crédits bancaires, on s’adresse à lui pour gagner du temps et obtenir les meilleurs prix en fonction de la marchandise requise”, résume Silvana Paolozzi, présidente de la société Jacques-Albert implantée à Paris et courtier depuis 1982. Son cœur de métier ? Mettre en relation un vendeur et un acheteur situés aussi bien en France qu’à l’étranger. “Nous disposons d’un réseau de clients acheteurs qui nous fait connaître ses besoins. Nous contactons alors nos vendeurs – producteurs, négociants ou coopératives – pour trouver la marchandise correspondante. Dans ce métier, la réactivité est de mise, c’est la loi de l’offre et la demande, explique Christelle Denis, gérante de la société D.Vegetables située à Donnery (45), courtier depuis 2014. Tel un chef d’orchestre, nous mettons la vente en musique, sans trop de fausses notes, je l’espère.”

COMPLÉMENTAIRES DES NÉGOCIANTS

“Comme nous connaissons le marché et sommes en relation avec tout le monde, certains acheteurs préfèrent se décharger de cette tâche et travailler avec un courtier plutôt que d’appeler eux-mêmes tous les fournisseurs potentiels. Pour autant, nous sommes complémentaires des négociants, appuie Silvana Paolozzi. Nous travaillons avec eux, faisons partie de la même famille. Nous sommes un maillon de la filière et avons tous besoin les uns des autres.” Le métier de courtier remonte à l’époque du roi saint Louis et a donc sa place comme intermédiaire de commerce depuis plusieurs siècles. Le courtier n’est pas un agent commercial, il est indépendant et peut travailler avec tous les acteurs. Il n’a pas de stock à vendre, ni de variété à promouvoir. Il ne facture pas de marchandise, mais prend une commission de courtage définie à l’avance sur le tonnage vendu. Il joue également un rôle de conseil. Il est le reflet du marché. Il est le témoin impartial d’un accord contractuel. Voilà pour les grandes lignes.

UN LARGE ÉVENTAIL DE FONCTIONS

Dans le détail, “nous nous assurons, avec le vendeur, de la solvabilité de tous nouveaux clients, sans garantir évidemment le paiement. Passer par un courtier sécurise souvent un producteur. Nous lui apportons la connaissance du client. Rien à voir avec un accord conclu en bout de champ avec un démarcheur inconnu !”, note Silvana Paolozzi. Certains effectuent également l’agréage de certains lots, comme Christelle Denis, “surtout en début de campagne”. Pour Silvana Paolozzi au contraire, “ce n’est pas notre métier, mais celui du producteur ou du négociant. Je me concentre sur la connaissance du marché, le suivi de l’affaire”. Ainsi, la fonction, selon l’interlocuteur, recèle plusieurs facettes. La zone géographique d’influence des courtiers français s’est élargie avec le développement de l’Union européenne. “La France étant le premier exportateur européen de pommes de terre de consommation, les courtiers établissent essentiellement des relations entre leurs vendeurs français et des acheteurs européens. Ces derniers sont principalement situés en Espagne, Italie, Portugal, Grande-Bretagne, Allemagne et depuis quelques années déjà, pays de l’Est”, souligne Silvana Paolozzi. Elle-même s’est davantage spécialisée dans la vente de pommes de terre non lavées en big-bags à destination de l’Italie et de l’Espagne notamment, alors que Christelle Denis négocie plus de chairs fermes conditionnées vers les pays du Nord. Une fois les parties d’accord sur les termes de la transaction, le courtier établit un contrat où toutes les conditions sont reprises, dans le respect des règles Rucip (Règles et usages du commerce intereuropéen des pommes de terre) dont il maîtrise toutes les subtilités. Si besoin, le courtier se charge aussi d’organiser le transport. “Nous ne sommes pas le donneur d’ordres, mais nous aidons au maximum notre client”, appuie Silvana Paolozzi. Le contrat contient aussi, en règle générale, une clause compromissoire qui prévoit les recours en cas de litiges, ainsi que la commission d’arbitrage Rucip. “Car, en cas de litige, le courtier a également pour mission de trouver rapidement une solution et de proposer, avec diplomatie, un accord entre les parties prenantes afin d’éviter des mesures d’arbitrage ou un procès”, explique Christelle Denis. “Nous sommes aussi un peu psychologue, renchérit avec humour Silvana Paolozzi. Et de fait, nous entretenons de bonnes relations avec tout le monde.”

GAGE DE PROFESSIONNALISME

Depuis plus de vingt-cinq ans, certains courtiers se sont regroupés au sein du SNCPT, Syndicat national des courtiers en pommes de terre et oignons, gage de professionnalisme. Actuellement au nombre de huit, ils s’engagent à respecter le code de déontologie des courtiers : objectivité, neutralité, moralité commerciale, confirmation d’une affaire réalisée, secret professionnel interdisant de divulguer le nom des contreparties, absence d’intérêt personnel  dans tout contrat, notamment. S’ils restent concurrents entre eux, les courtiers se respectent. “La concurrence ne doit exister que sur la qualité de l’information, la précision de la rédaction des contrats et le suivi des affaires. Nous nous interdisons évidemment de tenir des propos désobligeants à l’égard de nos confrères”, souligne Silvana Paolozzi. Le b.a.-ba du commerce et du savoir-vivre, normalement…

Le SNCPT est par ailleurs membre de la FFSCM, Fédération française des syndicats de courtiers de marchandises. Pour la plupart arbitres et experts Rucip, sept courtiers du SNCPT sont également assermentés auprès de cours d’appel par le CNCMA, le Conseil national des courtiers de marchandises assermentés. L’assermentation s’obtient après le passage de trois épreuves – écrite, orale et technique – devant ses pairs. Christelle Denis, la plus jeune assermentée du SNCPT l’a obtenue il y a quatre ans, Silvana Paolozzi en 2010. À ce titre, elles sont habilitées à délivrer des attestations de prix à un instant T, des cotations officielles de marchandises, ou encore des expertises. Ayant prêté serment, elles peuvent être contactées par des avocats dans des dossiers épineux, pour évaluer un préjudice. Avec l’entrée en vigueur de la loi Egalim, le service des courtiers assermentés a été sollicité pour l’établissement d’un indicateur de prix économique. /

Béatrice Rousselle

COURTIERS ET ENGAGEMENTS

Les courtiers peuvent adhérer au titre de leur société au SNCPT, Syndicat national des courtiers en pommes de terre et oignons, et à titre individuel à Fedepom et/ou au CNCMA, le Conseil national des courtiers de marchandises assermentés (seulement pour les courtiers ayant passé l’examen auprès du CNCMA).

Le SNCPT est présent au conseil d’administration du CNIPT, au sein du collège Commerce. Il est également membre de la FFSCM, la Fédération française des syndicats de courtiers de marchandises.

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Courtiers assermentés-Aptes à établir des indicateurs de prix

Potato Planet Mars 2019

Courtiers assermentés-Aptes à établir des indicateurs de prix

 « En tant que courtiers assermentés, délivrer des attestations de prix et des cotations officielles de marchandises relève de nos missions officielles. Comme la loi Égalim prévoit que les contrats écrits doivent mentionner des indicateurs de prix et de coûts de production, nous sommes prêts à proposer nos services à l’interprofession CNIPT pour participer à leur élaboration » déclarent Christelle Denis et Yves Le Bouëdec, membres du SNCPT, syndicat national des courtiers en pommes de terre.

« Nous sommes au départ des commerçants mais nous faisons également des actes officiels, rappellent-ils. L’intérêt pour les filières est que nous sommes des intermédiaires indépendants, qui connaissent à la

fois les producteurs à l’amont et les négociants à l’aval. Notre avis offre plus de neutralité que des propositions de l’une ou l’autre des parties. Nous engageons notre responsabilité dans l’attestation d’une réalité de prix à un instant T. » L’assermentation s’obtient après une formation et un examen écrit et oral en 3 épreuves, comprenant une épreuve écrite de droit, notamment sur le fonctionnement des tribunaux, un oral sur le droit également et un examen technique sur sa spécialité, jugé par des pairs. « Il s’agit notamment d’identifier des variétés ou des maladies. Moi j’ai dû reconnaître des cuscutes dans des semences » se souvient

Yves Le Bouëdec, courtier en plants de pommes de terre, conso et autres semences. Christelle Denis a passé cette épreuve il y a 4 ans, elle est la plus jeune courtier assermentée du SNCPT, qui compte sept courtiers assermentés sur huit membres. « Si le CNIPT nous confiait cette mission, elle serait le fait d’une réalisation collégiale afin de disposer d’un maximum de données » précise-t-elle. Rappelons qu’il y a 25-30 ans, les courtiers assermentés ont présidé les commissions de cotations lors des bourses de plants à Arras.

Quelles évolutions dans le métier de courtier ?

 « Aujourd’hui, toute la filière pomme de terre pratique le commerce à tous les niveaux, c’est le règne de l’hyper concurrence, constatent les courtiers. Mais beaucoup de nouveaux entrants ont besoin de repères et de mieux connaître les règles et les prix. Pour rester en place, nous les courtiers, devons apporter davantage qu’une simple mise en relation. Nous pouvons suivre les transactions de A à Z, accompagner les fournisseurs par rapport aux règlements ainsi qu’en cas de litige. Les courtiers travaillent souvent à l’export, surtout dans le secteur des plants, car les contrats en France s’appliquent de plus en plus à des variétés protégées. »

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Potato Planet 079. Janvier 2019

Chronique du Marché par Fréderic Laviron :

Et si 2019 soufflait un vent nouveau ? Tant de défis s’offrent à nous, technologiques, réglementaires, qualitatifs, que cette deuxième partie de campagne de commercialisation de pommes de terre pourrait s’avérer unique. Tout le monde s’accorde sur le fait que nous devrions commercialiser l’entière production française sans difficultés avant juin. Les chiffres à l’exportation sont globalement bons et resteront assurément dynamiques vers nos pays voisins, avec néanmoins de fortes nuances d’acceptations des prix élevés, notamment en Italie. Ce début d’année est marqué par un dynamisme de la demande inattendue, et en particulier une demande inhabituelle en provenance de Grèce. Mais les problématiques sont ailleurs : la forte demande de l’industrie trouble le marché de la pomme de terre fraîche et il est parfois impossible de répondre à des demandes étrangères pour des variétés fritables brossées en sacs ; l’arrêt prévisible de la commercialisation du CIPC et de son utilisation amènera de profondes modifications en terme variétal avec le choix de produire des variétés à plus longue conservation, l’utilisation de produits de conservation alternatifs plus chers restant aujourd’hui marginale. Quid de la commercialisation de notre production après le mois d’avril ? sommes-nous prêts à réduire nos surfaces de production pour laisser place aux produits primeurs français ou d’importation du bassin méditerranéen ? Perdrons-nous le leadership de l’exportation de pomme de terre fraîche en Europe ; quelles nouvelles variétés pour quel marché ? La demande d’analyses de résidus par les supermarchés s’accélère. Aujourd’hui il existe un réel manque de plants, de l’ordre de 15 à 20 %, pour la prochaine campagne. Pourtant, à l’heure où les obtenteurs font le compte exact de leurs disponibilités, il n’apparaît pas que les surfaces emblavées devraient diminuer… elles pourraient même augmenter. Paradoxal non ?

Avons-nous déjà oublié que nous avons écoulé la production 2017 encore sur le mois de septembre 2018 et ceci partout en Europe ? J’aime à rappeler que, si les prix sont élevés cette année, ceci est exclusivement lié à une baisse très nette des rendements dans les pays du nord de l’Europe, due à la sécheresse. Si la nature est généreuse en 2019, un autre défi nous attendra…

 

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Potato Planet 073. Novembre 2018

Chronique du Marché par Christelle Denis :

Les récoltes se terminent et la situation atypique se confirme tant sur le marché français qu’européen ; le NPEG nous annonce un manque de plusieurs millions de tonnes de pommes de terre sur l’ensemble de l’Europe. Les qualités se dégradent également très vite, les prix restent élevés du fait de la pression des industriels. Les opérateurs (producteurs, négociants…) sont ainsi partagés entre vendre au plus vite par crainte d’une évolution de la qualité et conserver les volumes jusqu’au printemps afin de fournir l’ensemble des clients. Il est clair que non seulement les volumes risquent d’être insuffisants pour satisfaire la demande mais aussi on constate déjà une évolution précoce de la qualité (dartrose, gale…). Sans être alarmiste nous n’avons jamais connu une telle situation liée à la sécheresse mais l’impact de cette pénurie risque de se faire ressentir jusqu’à la saison prochaine ; si la production de plants de pommes de terre suit celle de la consommation, la pénurie peut se faire sentir aussi sur ce marché. Et qu’en sera-t-il au printemps prochain ? D’autres régions du bassin méditerranéen profiteront-elles de ce manque pour nous offrir davantage de tubercules que les années précédentes ? En conclusion, cette campagne qui se profile est sans commune mesure avec les campagnes précédentes !

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Potato Planet 072. Septembre 2018

Chronique du Marché par Jean-Marc Storper :

Tous les professionnels de la pomme de terre ont intégré le contexte déficitaire de la récolte à venir. L’UNPT annonce le rendement moyen 2018 le plus faible jamais enregistré sur leurs prélèvements depuis 2001. À ce stade de la récolte, les deux grandes inconnues sont :

  • La qualité et le calibre des récoltes des variétés tardives dans les régions irriguées, à savoir le Nord Pas-de-Calais et la Seine-Maritime, mais aussi la Belgique et la Hollande (les gros réservoirs de pommes de terre fritables à destinations industrielles) ;
  • Leur capacité de conservation, que nous ne saurons pas apprécier avant la fin novembre. En effet, quelles vont être les conséquences du phénomène de repousse (ou rejumelage) sur la conservation des produits ? Les régions irriguées (Beauce, Champagne, Picardie), beaucoup plus orientées vers le marché du frais, semblent beaucoup moins déficitaires.

Le problème, c’est l’industrie. Comment va-t-elle gérer ce déficit ? Devra-t-elle débrayer ? Devrons-nous importer ? Et d’où ? Vu que l’Europe, dans son ensemble, semble souffrir du même mal… qui semble même être mondial. Dans ce contexte les cours de la pomme de terre sont d’une fermeté réelle. Gare aux réflexes de rétention, de spéculation excessive, les cours sont hauts. Gare aux problèmes de conservation qui constituent un vrai risque à ces prix, et surtout attention à la solvabilité de vos clients qui peut être fatale !

Dans ce contexte compliqué, les courtiers du SNCPT dotés d’une expérience et d’un grand professionnalisme se tiennent à votre disposition.

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Potato Planet 071. Juillet 2018

Chronique du Marché par Yves Le Bouëdec : 

Le poids des volumes de la dernière campagne pèse encore sur le démarrage de la nouvelle récolte primeur en Europe. Pour celle-ci, on observe un mûrissement contrarié d’au moins 15 jours dans les régions Sud et Ouest de la France. La demande de nouveaux tubercules est présente pour des produits mûrs et l’offre n’est toujours pas très importante. Concernant la nouvelle récolte de pommes de terre de consommation, observons le ciel dans l’attente d’une nouvelle campagne qui s’annonce, au vu des hectares emblavés, importante. Nous espérons tous ne pas vivre une deuxième année identique. Côté semences de pomme de terre, on observe une hausse des emblavements en France de 5 % environ. La multiplication de nouvelles variétés pèse dans ces chiffres. La concentration des acteurs s’accentue sur ce marché, la majorité de ceux-ci sont européens et la division du risque de production pour ces sociétés profite aux emblavements Français. Le taux de progression le plus important est attribué aux variétés destinées à la transformation (+ 26 %). Pour la semence comme la consommation, notre capacité à exporter reste déterminante. Les pays européens de l’Est ainsi que les pays du pourtour méditerranéen ont une population jeune à nourrir. Ceux-ci restent un marché dans lequel nous devons consolider nos relations commerciales. En attendant la nouvelle campagne, je vous souhaite à toutes et tous un bel été !

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Potato Planet 070. Mai 2018

Chronique du Marché par Silvana Paolozzi :

Une campagne décevante… Pourtant, nous ressentons actuellement un renversement de situation par rapport aux prix bas observés cette année : une aubaine ? Les ventes ont rebondi, notamment sur les pays de l’Est, qui ont bien aidé à dégager les variétés et qualités qui ne correspondaient pas à d’autres marchés. Nous enregistrons donc des chiffres positifs à l’export. La politique du local bouscule et perturbe nos habitudes, le bouleversement climatique, nos nouveaux modes de vie culinaires, le bio, nous obligent à tout repenser pour s’adapter aux exigences du consommateur. Il demande dans l’assiette non pas une quantité, mais de la qualité et une sécurité alimentaire. Tout cela nous oblige à nous remettre en question. Actuellement, il y a encore une forte demande à l’export, il reste de la marchandise mais elle ne correspond pas au standard qualité de nos acheteurs historiques. Par chance, nous constatons un retard dans les primeurs en général. Nous ferons les fins de tiroirs, sans doute avec un manque, ce qui aura vraisemblablement un impact sur le début de campagne. En conclusion, il est encore trop tôt pour définir la campagne 2018-2019. Mais certains chiffres sont déjà sortis, il semblerait qu’il n’y aura pas une baisse importante des surfaces. En effet, les 5 pays producteurs sont en constante augmentation par rapport aux années précédentes. Le NPEG prévoit une légère hausse, la baisse ne sera pas flagrante, mais nous savons tous que le climat peut tout bouleverser. Les primeurs seront en retard partout, les pluies importantes dans certains pays au mois d’avril retarderont sans doute la nouvelle récolte, et du fait du retard des primeurs, on doit s’attendre, sans doute, à une soudure difficile.

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Potato Planet 69 • Mars 2018

Chronique du Marché par Fréderic Laviron: 

C’est la fin du tournoi des 6 nations et notre équipe nationale a soufflé le chaud et le froid pendant ce mois de mars, lui aussi marqué par une météo capricieuse : voilà deux belles images reflétant parfaitement notre marché de pomme de terre de conservation, indécis, déséquilibré et pourtant dynamique sur de nouveaux marchés export. Si on s’accorde sur une production européenne excédentaire, il manquera (peut-être) des pommes de terre ! en effet, les lavabilités en stockage se dégradent fortement avec l’apparition de faces planes et nos acheteurs sont toujours et toujours aussi exigeants en termes de qualité ; les prix de ce type de produits pourraient même augmenter jusqu’à la mi-juin. L’Europe de l’Est et l’Allemagne devraient, elles aussi, être à la recherche de produits lavables, le déséquilibre de marché ne tenant que par des quantités de produits non lavables bien trop importantes.

Ces problèmes de conservation pourraient permettre d’entrevoir un marché plus stable et plus long, d’autant plus que la production de primeurs cette année sera plus limitée (toute origine confondue). Il ne faut pas pourtant crier victoire ! Les stocks en ferme sont importants et le marché est complexe ; si certaines chaînes de grande distribution européennes commencent à faire les yeux doux aux pommes de terre primeurs, d’autres privilégient toujours le Locavore et donc la marchandise nationale, même si la qualité est “limite”. Le marché du plant est lui aussi difficile, avec beaucoup de stocks et certainement beaucoup d’invendus dans de nombreuses variétés ; à la mi-mars, les conditions climatiques n’ont pas permis des plantations précoces et les agriculteurs demandent des reports de livraison. Et si cela permettait de redonner un coup de fouet au marché… ; mais avec des “Si”, nous aurions pu gagner le tournoi des 6 nations…

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