Courtiers assermentés-Aptes à établir des indicateurs de prix

Potato Planet Mars 2019

Courtiers assermentés-Aptes à établir des indicateurs de prix

 « En tant que courtiers assermentés, délivrer des attestations de prix et des cotations officielles de marchandises relève de nos missions officielles. Comme la loi Égalim prévoit que les contrats écrits doivent mentionner des indicateurs de prix et de coûts de production, nous sommes prêts à proposer nos services à l’interprofession CNIPT pour participer à leur élaboration » déclarent Christelle Denis et Yves Le Bouëdec, membres du SNCPT, syndicat national des courtiers en pommes de terre.

« Nous sommes au départ des commerçants mais nous faisons également des actes officiels, rappellent-ils. L’intérêt pour les filières est que nous sommes des intermédiaires indépendants, qui connaissent à la

fois les producteurs à l’amont et les négociants à l’aval. Notre avis offre plus de neutralité que des propositions de l’une ou l’autre des parties. Nous engageons notre responsabilité dans l’attestation d’une réalité de prix à un instant T. » L’assermentation s’obtient après une formation et un examen écrit et oral en 3 épreuves, comprenant une épreuve écrite de droit, notamment sur le fonctionnement des tribunaux, un oral sur le droit également et un examen technique sur sa spécialité, jugé par des pairs. « Il s’agit notamment d’identifier des variétés ou des maladies. Moi j’ai dû reconnaître des cuscutes dans des semences » se souvient

Yves Le Bouëdec, courtier en plants de pommes de terre, conso et autres semences. Christelle Denis a passé cette épreuve il y a 4 ans, elle est la plus jeune courtier assermentée du SNCPT, qui compte sept courtiers assermentés sur huit membres. « Si le CNIPT nous confiait cette mission, elle serait le fait d’une réalisation collégiale afin de disposer d’un maximum de données » précise-t-elle. Rappelons qu’il y a 25-30 ans, les courtiers assermentés ont présidé les commissions de cotations lors des bourses de plants à Arras.

 

Quelles évolutions dans le métier de courtier ?

 « Aujourd’hui, toute la filière pomme de terre pratique le commerce à tous les niveaux, c’est le règne de l’hyper concurrence, constatent les courtiers. Mais beaucoup de nouveaux entrants ont besoin de repères et de mieux connaître les règles et les prix. Pour rester en place, nous les courtiers, devons apporter davantage qu’une simple mise en relation. Nous pouvons suivre les transactions de A à Z, accompagner les fournisseurs par rapport aux règlements ainsi qu’en cas de litige. Les courtiers travaillent souvent à l’export, surtout dans le secteur des plants, car les contrats en France s’appliquent de plus en plus à des variétés protégées. »

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